Toile peinte

" La Descente de Croix "

de Théodore CHASSERIAU

La Descente de Croix de Théodore CHASSERIAU

La Descente de Croix de Théodore CHASSERIAU

CHASSERIAU Théodore

(Santa Barbara de Semana 1819 – Paris 1856)

Le peintre
Figure d’enfant prodige, il entre dans l’atelier d’INGRES en 1830. Il exposera au salon dès 1836.

Bruno FOUCARD a bien rappelé
« l’originalité de la peinture religieuse de CHASSERIAU : marquée par le préraphaëlisme, naïve et grandiose, méditation à la fois historique et personnel et en définitive, mieux inscrite dans la modernité des années 1850 que les réalisations de SIGNOL, Paul DELAROCHE ou même de DELACROIX ».

Théophile GAUTIER lui reconnaît également une modernité qu’il définit « comme une mélancolie mystérieuse, une sauvagerie primitive, dont s’inspirèrent les peintres romantiques de la seconde génération, Gustave DORE, Gustave MOREAU et PUVIS de CHAVANNES ».

L’œuvre
1842
Eglise Sainte Marie à Saint-Etienne (France)
A l’occasion du salon, Louis PEISSE dans la Revue des Deux Mondes y devine les influences florentines, bolonaises et allemandes et précise : « Parmi le très petit nombre de compositions de style religieux qui valent la peine d’être citées, il en est une dont l’aspect extraordinaire et la singularité ont des droits au moins à la surprise : c’est la Descente de Croix de M. CHASSERIAU ».

En effet, dans un chatoiement de couleurs se noue une page étrange.
Une incompréhension totale frappe les trois personnages qui dominent le Christ.
Une femme lève les bras en signe de désespoir, Saint Jean s’abandonne à une incommensurable douleur et la Vierge qui tente, elle-même, de démêler la Couronne d’épines des cheveux de son fils alors que, dans une stupéfiante expression, elle lève vers le ciel un regard d’incompréhension et lourd de reproches.

De part et d’autre du Christ, Joseph d’Arimathie et Marie-Madelaine, emplis de tendresse et de délicatesse, servent leur maître. Dans un geste simultané, ils cachent les plaies d’un corps, paraissant intact, dont l’éternelle offrande, la verticalité et la beauté contiennent déjà la splendeur de la résurrection.

Classée Monument Historique au titre objet / 1933