Dévoilement

de la Sainte Epine
de la Couronne du Christ



ART
Le Reliquaire*

Œuvre de la maison de renom ARMAND-CALLIAT à Lyon. Thomas-Joseph ARMAND (1822-1901) fasciné par les chefs d’œuvres de l’art byzantin et par le mouvement néo-gothique, travaille avec Pierre BOSSAN, architecte concepteur de la cathédrale Saint Charles à Saint-Etienne. Il épouse Jeanne CALLIAT dont le père possède une fabrique d’orfèvrerie. Parmi bien d’autres objets sacrés on lui doit la couronne de la Vierge de Fourvière et la châsse du Curé d’Ars.

Lecture de l’œuvre (de bas en haut) :

Sur son pied,
en face avant, la scène du couronnement du Christ, avec cette légende :
« milites plectentes coronam de spinis imposuerunt capiti ejus » (les soldats tressant une couronne d’épines la posèrent sur sa tête).
en face arrière, le couronnement de Salomon avec la légende :
« Egredimini et videte filae sion regem Salomenem in diademate » (Filles de Sion, sortez et voyez le roi Salomon paré d’un diadème ) Ct 3,11.

Le fût héraldique, est semé de fleurs de lys.

Dans la fenêtre horizontale, le parchemin authentique de donation par Saint Louis.
En dessous, un crucifiement à trois figures.
Au-dessus, une ouverture crucifère avec cristal donne jour aux fragments de la vraie croix avec la légende :
« Dulce lignum » (bois plein de douceur). A gauche, Le roi écrivant sa lettre.
A droite, son messager qui la porte.

En partie supérieure, une vaste mandorle sur laquelle se lit l’inscription : « Meledicta terra in opere hominis, spinas et tribulos germinavit Christo » ( La terre, maudite dans l’œuvre de l’homme a produit, pour le Christ, des ronces et des épines).
A l’intérieur, une pomme émaillée entouré d’une couronne d’épines vivement en relief (évoquant le péché et le rachat). Surmontée d’un bandeau circulaire avec la légende :
« De spinâe Coronâ Domini » (De la couronne d’épines du Seigneur). La Sainte Epine est placée dans une ampoule en cristal de roche. Au sommet, s’épanouit la fleur du calvaire.

*cuivre et émaux champlevés, deuxième moitié du XIXème, classé monument historique en 1977.

Vitrine Forte, cofinancement : Ville de St-Etienne / Etat