La Nuit
des Eglises

2.Le Christ sur le chemin de la croix et en croix

Sur le chemin du Calvaire, Véronique essuie le visage ensanglanté du Christ

En essuyant le visage de Jésus, Véronique (dont le nom signifie véritable icône) reçoit l’empreinte des traits du Christ sur un voile de lin blanc. La fortune de ce linge est due à sa double nature de portrait véridique et de relique authentique. Cette très belle tradition a été pour les artistes une extraordinaire source d’inspiration figurative, à partir de l’image achéiropoïète, miraculeuse parce que non faite de main d’homme. Les peintres privilégièrent deux types de représentations :

« Véronique présente le voile déployé »
Maître de la Véronique, Munich, Alte Pinakothek, vers 1410

Enfin les ornements liturgiques associent quelques fois ce couronnement d’épines au sacrifice eucharistique. Ce voile recouvrait au 17° le calice destiné à recevoir le sang du Christ, sang versé dès le Couronnement d’épines.

Ainsi ce tableau d’un peintre de l’Ecole de Cologne où l’interprétation calme et élégante de Véronique contraste avec l’apparition de la sainte face couronnée d’épines.

du Gréco, Tolède, 1580

ici le traitement du thème est empreint de la spiritualité inquiète et visionnaire de l’artiste. D’une beauté douloureuse, tout intériorisée, Véronique présente le voile sacré où l’effigie miraculeuse, d’inspiration byzantine, revêt un caractère visionnaire.

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