La Nuit
des Eglises

1.Le Couronnement d’Epines

La Couronne d’épines : instrument de supplice et de dérision

« Le Couronnement d’Epines »
Alfred MANESSIER, (MNAM CGP),1950

« J’aime contempler, écrit Michael Lonsdale cette couronne d’épines que Manessier a posée au sommet d’une mosaïque de formes rouges, comme un vitrail. Sur fond de ténèbres, ces formes sont pour moi signes d’une espérance qui jaillit de la souffrance du Christ, signes aussi d’un combat spirituel de chaque instant … » (1)

Le Couronnement d’épines nous est relaté par les évangélistes : Matthieu, Marc et Jean. Il se déroule après la décision de Pilate de relâcher Barabbas.
En Saint-Matthieu : « Alors les soldats du gouverneur prirent avec eux Jésus dans le Prétoire et ameutèrent sur lui toute la cohorte. L’ayant dévêtu, ils lui mirent une chlamyde écarlate, puis, ayant tressé une couronne avec des épines, ils la placèrent sur sa tête, avec un roseau dans sa main droite » chp 27, v. 27-29
En Saint-Jean : « Les soldats, tressant une couronne avec des épines, la lui posèrent sur la tête, et ils le revêtirent d’un manteau de pourpre ; et ils s’avançaient vers lui et disaient : « Salut, roi des Juifs ! » Et ils lui donnaient des coups » chp.19, v. 2-3 . Face à Pilate, Jésus a déclaré qu’il était roi : « Je suis roi » Jean chp. 18 v. 37, reprenant et réfutant à la fois l’accusation des Juifs. Royauté toute particulière puisqu’Il a précisé : « Mon royaume n’est pas de ce monde » Jean chp. 18 v. 36.

Bradi BARTH, (Magnificat.)

Les soldats et les bourreaux se mettent alors à jouer au « Jeu du roi ». Ils savent que Jésus se prétend roi ; ils vont se moquer de lui avec cruauté. Ils le bafouent, crachent sur lui. Ils le revêtent, lui qui a été frappé et dont le corps a été durement meurtri lors de la flagellation, des signes caricaturaux de la majesté impériale : manteau pourpre, sceptre de roseau et lui enfoncent sur la tête la couronne d’épines. Leur hommage consiste en gifles par lesquelles ils manifestent tout le mépris qu’ils ont pour lui. Ainsi sur cette toile de Bradi BARTH, artiste suisse morte en 2007, qui peignait à la manière des anciens maîtres flamands.

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