La Nuit
des Eglises

1.Le Couronnement d’Epines

La Couronne d’épines : instrument de supplice et de dérision (suite)



« Prédelle du Retable de la Crucifixion »
Louis BREA , Eglise des Franciscains de Cimiez, 1512

Dans leur emballement, les tortionnaires esquissent une danse frénétique, un tournoiement sauvage autour de leur victime. Les bâtons s’entrecroisent au-dessus de son visage comme un treillis, une ellipse qui le retient prisonnier ; notamment sur ce tableau du peintre niçois : Louis Bréa.

TITIEN , tableau du Louvre, 1542

Même composition chez TITIEN

A cette date de 1542, le vénitien représente le Christ comme un homme robuste qui souffre dans sa chair, à un moment précis du temps, signifié par la présence du buste de l’empereur Tibère au sommet de la composition. C’est un drame historique qui se joue : Dieu fait homme est opposé à l’empereur : homme déifié.

Toutefois certains artistes n’en restèrent pas à ce premier aspect narratif. Ils l’approfondirent en le relisant au milieu des drames qu’ils traversaient, en l’intériorisant par la foi.

Le Christ est alors perçu comme le bouc émissaire sur qui se déverse tout le péché et toute l’angoisse des hommes.

La couronne d’épines devient le symbole de nos fautes mais aussi de toutes nos écorchures, blessures, meurtrissures. La passion du Christ désormais se poursuit jusqu’à la fin du monde.

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